Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Mes dernières lectures, coups de cœur ou déceptions, de la fantasy aux grands classiques.

Avides Lectures

Mes dernières lectures, coups de cœur ou déceptions, de la fantasy aux grands classiques.

[Valérie TONG CUONG] - L'ardoise magique

com

l'ardoise-magiqueParu le : 3 mars 2010
Éditeur : Stock
ISBN : 978-2-234-06419-5
Nb. de pages : 172
Prix constaté : 17€
Où passer commande ?

logo librairiedialogues-fr blanc1


Résumé:


Deux jeunes filles sont assises sur la rambarde d'un pont.
Un train surgit. L'une saute, l'autre pas. C'est Alice qui a sauté. Elle est riche et jolie, et habite un quartier résidentiel. L'autre s'appelle Mina. Depuis la mort de sa mère, elle vit chez son oncle et sa tante dans le quartier des HLM. Les deux amies s'étaient juré de se suicider ensemble. En rompant le pacte, Mina perd toute raison d'exister. Pourquoi n'a-t-elle pas sauté ? Qu'est-ce qui l'a retenue à la vie ? Pourquoi Alice voulait-elle en finir ? Quelle spirale les conduisait ainsi au suicide ? Devenue fugitive, Mina cherche à comprendre ce qui s'est passé depuis qu'Alice est entrée dans sa vie.
Pourquoi ont-elles noué une amitié si forte ? Qui était vraiment Alice ? Cette enquête va pousser Mina à regarder la vérité en face, une terrible vérité, dont il lui faudra s'affranchir pour gagner sa liberté.

Ce que j’en ai pensé :

  Ma première lecture de cette auteure, mais certainement pas la dernière, tant j’ai adoré cette petite histoire dont la fin survient beaucoup trop tôt. Une très belle découverte dont je vais vous dresser le portrait.

  Valérie Tong Cuong nous raconte l’histoire de Mina, une jeune lycéenne paumée qui doit faire face à un quotidien pas toujours facile. Face à une situation familiale éprouvante, la jeune fille ne peut compter que sur Alice, une camarade de classe avec qui elle décidera de se suicider. Oui, mais voilà, face à l’acte, Mina vacille et se rend compte qu’elle tient à la vie. Seule Alice saute. Dès lors, c’est tout un mécanisme qui se met en branle. Qui était réellement Alice ? Qu’est-ce qui l’a poussé au suicide ? Et surtout comment continuer à vivre avec ce poids sur la conscience ?

  De nombreuses interrogations auxquelles l’auteur se propose de répondre en 172 pages. Ça parait court, et ça l’est, pas parce que le récit est expédié à la va-vite, au contraire, Valérie Tong Cuong nous livre un roman intense et concis, qui évite le superflu. Mais surtout parce que l’on s’attache aux personnages et que l’on aurait aimé les suivre plus longuement. Mina, maltraitée par la vie, nous apparait comme une jeune fille attachante, qui se cherche et essaie de rompre son isolement. On sent qu’elle bataille pour sortir la tête de l’eau, et on espère de lendemains meilleurs pour elle. Sans-Larme, le jeune homme qui essaiera de l’aider à découvrir la vérité sur Alice, est lui aussi un malmené de la vie, et j’aurai aimé en apprendre plus sur lui.

  Le roman traitant du suicide collectif, on pourrait craindre un récit sombre et pessimiste, pourtant il n’en est rien, c’est un roman lumineux, sur le désir de vivre. La plume de l’auteur y est pour beaucoup, empreinte de poésie et de musique, les phrases possèdent une rythmique envoûtante, on « ressent » presque certains passages. Un style qui m’a vraiment conquise. Le récit est porteur de beaucoup d’émotions, sans tomber dans le pathos dégoulinant, le ton parait juste, tout en pudeur. Une espèce d’état de grâce qui renforcera la surprise ressentie à la fin du roman, quand tout se révèle sous nos yeux (pour le coup, ébahis). Un roman éblouissant et sincère que je n’oublierai pas de sitôt. Une belle leçon de vie. A découvrir.

                 coeur                                   Verdict : Nuit blanche

Print
Repost

Commenter cet article