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Mes dernières lectures, coups de cœur ou déceptions, de la fantasy aux grands classiques.

Avides Lectures

Mes dernières lectures, coups de cœur ou déceptions, de la fantasy aux grands classiques.

[Stanley PEAN] - Bizango

com

bizango.gifÉdition :  Les Allusifs

Collection : ¾ Polar

ISBN : 978-2-923682-20-4

Nbr. de pages : 295

 

Résumé :

Dans les rues de Montréal, erre un homme doté de facultés extraordinaires qui s'apparentent à une malédiction.
Une nuit, après être venu à la rescousse d'une prostituée haïtienne malmenée par le bras droit de son pimp, il se lie d'amitié avec cette jeune femme rebaptisée Gemme pour sa clientèle. Une inquiétante cavale s'ensuit. Non seulement cet être étrange et sa protégée sont poursuivis par les sbires lancés à leurs trousses par le redoutable gangster et proxénète Chill-O, mais ils essaient aussi d'échapper aux enquêteurs de la police.
Mais qui est-il à la fin ? D'où vient-il ? S'agirait-il, comme le suggère Papy Boko, le vieux sage consulté par Gemme, d'un bizango, une de ces créatures issues du folklore haïtien capables de se dévêtir de leur peau humaine pour devenir autre chose ?

Ce que j'en ai pensé :

 «Bizango» est un roman étrange, multiethnique, qui m’a plus d’une fois perdue dans ses méandres. Entre ses personnages, nombreux et aux noms improbables, et ses divers narrateurs, et cette multitude d’idiomes qui alourdissent le récit, cette lecture avec ces quelques trois cents pages m’a bizarrement pris beaucoup de temps.

  Tout d’abord, il y a le choix du langage qui m’a quelque peu rebutée. Le milieu où se déroule ce roman étant la pègre haïtienne et ses réseaux de prostitution, l’auteur use et abuse d’un langage plus que châtié, souvent vulgaire, auquel j’ai eu beaucoup de mal à me faire. S’il apparait logique de décrire la violence de ce milieu, Stanley Pean aurait pu faire l’impasse sur certaines scènes assez choquantes, et pas franchement utiles à l’intrigue. Car le récit tourne autour d’un être très étrange, que l’on nomme «bizango» et qui peut revêtir n’importe quel apparence, vivants ou morts, voire carrément se fondre dans le décor ! En bref, un véritable caméléon humain, bon samaritain, qui a fini par oublier qui il était vraiment. Cette partie de l’intrigue est véritablement passionnante, et j’aurai aimé que l’auteur se focalise plutôt sur cet aspect du folklore haïtien que sur la description du milieu de la mafia et des relations entre celle-ci et la police québécoise. La relation entre Gemme, cette prostituée qu’a secouru le bizango, et ce dernier est aussi intéressante et bien menée, et aurait mérité un plus grand approfondissement.

  En conclusion, un roman intéressant et prenant sur la partie du vaudou haïtien, avec un personnage énigmatique, et finalement assez attachant, qui se cherche en empruntant les souvenirs d’autrui. Les différents dialectes qui jonchent le récit alourdissent un peu l’ensemble (malgré – ou à cause - de nombreuses notes de traduction). L’usage d’un langage châtié m’a par contre déplu, et cette description de la pègre haïtienne ne m’a pas particulièrement emballée.

Ma note : 2/5

Lu dans le cadre de l’opération «Masse Critique» entre Babelio et les éditions Les Allusifs, que je remercie.

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