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Mes dernières lectures, coups de cœur ou déceptions, de la fantasy aux grands classiques.

Avides Lectures

Mes dernières lectures, coups de cœur ou déceptions, de la fantasy aux grands classiques.

[Blake CHARLTON] - Mortilège, tome 1

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mortilègeTitre vo : Spellwright, book 1 (2010)

Broché  paru le : 6 octobre 2011

Editeur : Fleuve Noir

Collection : Territoires

ISBN  : 978-2-265-09264-8

Nb. de pages : 489 pages

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Résumé :

A 25 ans, Nicodème est apprenti dans une prestigieuse académie de magie.
Son maître, Shannon, un puissant mage linguiste, lui enseigne l'art délicat de lancer et de contrôler des sorts grâce à l'écriture. Mais hélas, Nicodème a un handicap de taille : il est dyslexique ! Lorsqu'un démon vient décimer les magiciens de l'académie, Shannon et son élève font l'objet d'une enquête. La cacographie de Nicodème provoque parfois d'étranges phénomènes et suscite la colère et les soupçons de sa hiérarchie...

Ce que j’en ai pensé :

  Vous en avez marre des titres Fantasy routinier avec ces bons vieux mages et sorciers qui rivalisent de maitrise pour lancer leurs sorts ? Penchez vous donc une minute sur le premier tome de « Mortilège », où le pouvoir des mots est absolu et où être dyslexique peut causer un sérieux handicap…

  Premier tome d’une trilogie, « Mortilège » nous transporte dans l’univers de Nicodème, jeune homme dyslexique qui, à 25 ans, est toujours apprenti à l’académie de magie, le Havre de l’Etoile. Plutôt sympathique sans être pour autant charismatique, on suit le jeune homme avec bonhomie, et on l’y attache peu à peu, principalement à cause de ses failles. Si être dyslexique n’est pas une sinécure dans notre monde, c’est d’autant plus difficile pour Nicodème, car la magie de « Mortilège » est une magie des mots. Imaginez-vous en train de lancer un sort et…zut ! Votre langue a fourché. Le sort est transformé, parfois en quelque chose de plutôt dangereux ! Dès lors, tout l’univers de « Mortilège » tourne autour du langage et du vocabulaire. Vocabulaire d’ailleurs spécifique et qu’il faut assimiler peu à peu. Grammarien, cacographe, magiste, Langue primordiale, etc. autant d’expressions qui nous perdent un peu au début, mais qui apporte une griffe et une richesse au récit.

  Et l’on peut dire que l’univers créé de toute pièce par Blake Charlton est original et dense. L’auteur n’a pas ménagé les différents éléments de son macrocosme, il y est question d’enjeux politiques, de factions de magiciens antagonistes, d’une prophétie (oui, nous n’échappons pas au plus grand poncif du genre). Mais l’ensemble est suffisamment créatif et possède suffisamment de particularités propres au récit (pour certaines plutôt inattendues en Fantasy) pour titiller l’intérêt du lecteur, et le pousser plus avant. Notamment la présence de personnages imparfaits tels que Nicodème ou Jean le Simple, qui nous changent agréablement des chevaliers et autres seigneurs héroïques. La présence de créatures et autres monstres comme les gargouilles ou golems (spécialement soignés), contribue au charme du récit. De même que le magiste Shannon, le maitre de Nicodème, qui est probablement mon personnage préféré du roman, et qui dispose de beaucoup de charisme.

  Enfin, mis à part le vocabulaire spécifique à « Mortilège », l’ensemble se lit très vite. C’est fluide, bien rythmé, et la narration avance à bon train tout au long de ce premier tome. La petite touche d’humour, présente surtout au début (la bataille de Jéjunus m’a fait sourire) est appréciable bien que légère.  Cependant, bizarrement, le rythme de fin se retrouve un peu cassé par le dernier chapitre et l’épilogue, dont l’auteur aurait pu franchement faire l’impasse. On aurait dit qu’ils avaient été rajoutés après coup et je dois avouer que ça gâche un peu l’intensité et le suspense de fin. Dommage. Surtout que c’est le seul gros point négatif que je peux trouver à ce premier tome, frais et prenant. A découvrir.

Ma note : 4/5

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