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Mes dernières lectures, coups de cœur ou déceptions, de la fantasy aux grands classiques.

Avides Lectures

Mes dernières lectures, coups de cœur ou déceptions, de la fantasy aux grands classiques.

[Arthur SLADE] - Les agents de M. Socrate, tome 2 : La cité bleue d'Icaria

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9782702434642-G.jpgÉdition Le Masque (2011) (287p)
Titre original : The Hunchback assignments, book 2 : The Dark Deeps (2010)

Résumé :
Londres, sous l’ère victorienne. Jeune orphelin devenu espion grâce à des pouvoirs de transformation dépassant l’entendement, Modo travaille pour le compte de M. Socrate. Aidé par la belle et redoutable Octavia, il va devoir enquêter sur un nouveau mystère. Au large de l’Irlande, une demi-douzaine de navires ont déjà coulé au même point précis. Selon les dires des rares survivants, les bateaux auraient été attaqués par un monstre marin inconnu. En s’aventurant sur place, ils savent ce qui les attend. Quand le vaisseau est attaqué, Modo passe par-dessus bord. Alors que le vaisseau regagne péniblement la côte, Octavia refuse de croire que son compagnon s’est noyé.
En effet, Modo a été recueilli par le mystérieux monstre marin, qui n’est autre que L’Ictinéo, submersible ultra-perfectionné dirigé par une jeune femme, Delphine Monturiol. Celle-ci a construit une cité entière au fond de l’océan où toutes sortes d’hommes et de femmes cohabitent en parfaite égalité.
Tout d’abord bouleversé par ce monde harmonieux où sa difformité ne fait pas de lui un paria, Modo comprend rapidement qu’il n’est ici qu’un prisonnier. Il doit tout faire pour fuir l’Ictinéo. Peut-il vraiment faire confiance à Colette, la jeune espionne française, captive, comme lui ? Comment prévenir Octavia du danger alors qu’elle se rapproche de la zone fatale ?

Ce que j’en ai pensé :
  Après un premier tome très divertissant que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, je n’ai pas pu m’empêcher d’enchaîner avec ce deuxième tome, toujours aussi plaisant mais un cran en dessous tout de même.

  Plusieurs semaines sont passées depuis la fin des premières aventures de Modo et de la terrible confrérie de l’horloge, et déjà Modo doit reprendre du service. Sa nouvelle mission nécessitant une partenaire, le jeune homme retrouve avec plaisir Octavia qui semble lui avoir pardonné ses cachotteries. Se faisant passer pour un couple de jeunes mariés, les deux jeunes espions remontent la trace d’une espionne française et embarquent pour l’Islande où les bateaux disparaissent mystérieusement...

  Pas mal d’aventure une fois encore dans ce deuxième tome, l’ambiance victorienne en moins, notre jeune héros se retrouvant pour la plus grande partie de l’intrigue en mer. Un changement de décor plus que bienvenue et une bonne occasion de faire appel à de nouvelles références, ici Jules Verne et son « 20000 lieues sous les mers » avec son fameux capitaine Nemo (ici Delphina Monturiol) et son non moins fameux sous-marin, le Nautilus (ici l’Ictinéo). Pas de monstres aquatiques néanmoins, mais bien une cité sous la mer qui s’apparente à une utopie et où chacun travaille en communauté, sans distinction aucune. D’où une certaine admiration de la part de Modo, qui vit de plus en plus mal son apparence repoussante et vit ses premiers émois entre Octavia et Colette. Je l’ai trouvé un brin trop naïf et peu performant dans ce tome. Même si Modo est encore un ado et que l’on comprend ses réactions, j’ai un peu été déçue de son manque de déduction (avec Griff).

  Les personnages les plus intéressants dans ce tome sont d’ailleurs les secondaires, qui bien que moins présents, se révèlent plus complexes et fort humains finalement : le vieux gentleman M. Socrate affiche enfin ses sentiments envers Modo, la terrible Hakkendottir n’est peut être pas dénuée de cœur et enfin le capitaine Delphina Monturiol est prête à se sacrifier pour son rêve... Beaucoup d’humanité encore une fois dans ce tome donc, et pas forcément de la part de ceux que l’on attend.

  L’aspect steampunk est un peut être un plus effacé dans ce tome, bien que l’on ait droit à des prouesses technologiques pour l’époque : un homme invisible, un sous-marin qui fonctionne à l‘électricité , une cité mythique enfouie sous la mer, un ballon dirigeable, etc. Toujours autant de rebondissements et un même plaisir de lecture avec ce deuxième tome donc, à l’intrigue toujours aussi soignée. Icaria rappelant étrangement une ancienne cité mythique, qui selon certains dires auraient effectivement pu se situer sur les côtes islandaises, et dont les habitants auraient disparu mystérieusement, l’Atantide...

En conclusion :
Un deuxième tome toujours aussi étonnant, dans un nouveau décor qui amène son lot de nouvelles références pour notre plus grand plaisir. Peu performant dans ce tome, Modo n’en apparaît que plus humain (bien qu‘agaçant parfois), ses failles nombreuses et certains personnages secondaires se révélant sous un nouveau jour. Un tome toujours aussi divertissant et imaginatif, mais qui fait un peu trop la part belle aux sentiments de Modo, sans pour autant gâcher le plaisir de lecture.

Ma note : 3.5/5

Merci aux éditions Le Masque pour ce service presse.

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El JC 26/03/2011 14:05



Je l'ai terminé Voilà ce que j'appelle un très bon moment de détente. D'accord avec to pour dire que les personnages
secondaires ont prius le pas sur les principaux dans ce tome.



nymeria 28/03/2011 18:09



Oui, j'ai bien aimé la scène où Hakkendottir fait preuve d'humanité. Merci d'être repassé et bonne semaine !



Véro. 16/03/2011 11:38



Pas mal de billets sur cette saga ces derniers jours, du coup, je crois que le premier tome va finir par rejoindre ma LAL.



nymeria 17/03/2011 13:54



Je crois que tu ne le regretteras pas ! Une bonne petite lecture divertissante



El JC 15/03/2011 22:28



Je l'ai a peine entamé donc je m'abstiens de tout commentaire pour le moment. Je reviendrai en toucher quelques mots dans quelques jours



nymeria 17/03/2011 13:53



Bonne lecture alors JC !